Chaleur et bonheur - Retour sur le spectacle de Cut/Copy

Je fais mon mea culpa. Vrai, je n’étais pas en ville hier soir. J’avais déjà prévu, depuis 2009, quelque chose d’autre, à l’extérieur de Québec, et je ne pouvais pas manquer ça pour tout l’or du monde. Bon j’exagère, parce que j’aurais surement pris l’or et je me serais arrangé pour être capable de tout vivre : Elton, Champion… et l’autre affaire dont je tairais le nom.

Mais bon, mes collègues blogueurs ont fait un splendide boulot en cette magnifique soirée. Bravo, je vous lève mon chapeau.

Malgré tout, j’aimerais revenir sur la soirée mettant en vedette Cut Copy à l’Impérial de Québec. Pourquoi? Parce qu’après mûre réflexion, il s’est passé quelque chose de magnifique ce soir-là : la chaleur et le bonheur se sont réunis pour ne faire qu’un.

Quittant rapidement les Plaines, suite au spectacle de Stephen Marley qui venait de nous donner une performance de premier plan aux odeurs fumantes de la Jamaïque, nous sommes arrivés à temps pour le début du spectacle du groupe australien.

Une chaleur incroyable émanait de la salle, pleine à craquer, provenant de l’amour qui flottait dans les airs. Or, difficile de pénétrer la foule pour obtenir une vue d’ensemble sur ce délire et pour comprendre ce qui pouvait bien avoir déclenché cette hystérie. 

C’est au deuxième étage, au balcon, que l’expérience visuelle atteignait son apogée. Au premier coup d’œil, on pouvait voir rugir la symbiose entre le groupe et cette foule complètement en transe devant l’intensité de la performance.

La foule, suant à grosse goute et compacte, tremblait à chacune des envolées, proposées par cette bande. Dirigé par un Dan Whitford dans une forme remarquable qui dansait constamment, par conséquent l’espace scénique fut exploité à merveille. C’est son énergie et son sens du spectacle qui a transporté la soirée dans la catégorie des beaux moments que le Festival aura mis au monde en 2011.

Le public en feu, sautait, chantait et dansait au rythme des sublimes compositions électroniques. Les entrainantes Need You Now et Where I'm Going ont fait exploser la salle. Les chemises, deux couleurs, des membres de Cut Copy, bleu mouillé et bleu sec, démontraient l’esprit de réjouissance qui régnait à l’intérieur. 

Une fois terminé, le constat fut facile à établir, et comme les dizaines de personnes assises en pleine rue pour respirer ce moment encore bien frais dans chacun des petits cocos détrempés, le bonheur avait pénétré les lieux et était reparti avec ceux qui venaient d’assister à cet instant magique.

Avant de clore la soirée, c’est au Largo que j’ai décompressé au son du Jazz transcendant, contrebasse et voix, de Karen Young & Éric Auclair. Une fin de soirée se moulant parfaitement au vécu précédant. Au fait, le largo vous offre tous les soirs du Jazz, des petits moments intimes et plaisants qui valent franchement le détour. Une expérience à vivre.

Nico.

Publié par Nicolas Lachance  dimanche 10 juillet 2011
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