Éric Lapointe, un show 18 ans et plus

Eric Lapointe - Festival d'été de Québec 2011

J'arrive de Lapointe, et quoi qu'on en pense, il donne un maudit bon show ce gars-là. Le monde était fou, j’ai plein d’anecdotes pour le blogue #FEQ.

C’est ce que j’ai écrit sur Twitter en rentrant à la maison. Bref, hier, j’avais envie de sortir de ma zone de confort, je voulais être témoin du rock « made in QC » puis observer tous ces mordus qui se déplacent à chaque fois qu’Éric fait un spectacle. À la base, je fais partie de ceux qui n’ont jamais acheté d’albums du rockeur, mais qui connaissent, sans savoir pourquoi, la majorité de ses chansons.

Dès notre entrée sur Les Plaines, on pouvait sentir cette espèce d’enthousiasme qui n’existe que chez les Québécois lors de certains événements, par exemple à la Saint-Jean.

Le party était pogné et pourtant on était un mercredi soir. Je ne sais pas combien il s’est vendu de bières à cette soirée, mais laissez-moi vous dire que la subtilité et la retenue avaient pris le bord pour être remplacées par l’inhibition et la fête. Ça sentait les vacances et le « pas de lendemain ».

Au moment d’entamer N’importe quoi, l’artiste a pris le temps d’expliquer qu’il avait la crainte, au moment de choisir le titre de cette chanson, que les journalistes s’en servent pour dire qu’Éric Lapointe écrivait n’importe quoi. On connaît la suite, cette chanson est certainement l’un de ses plus grands succès et dès les premières notes hier on pouvait comprendre pourquoi.

J’étais installé à droite de la scène et à cet endroit, la foule, majoritairement féminine, était vraiment en feu. Ça criait, ça chantait, ça buvait et ça fumait à grand coup. L’un des beaux moments de cette veillée a sans aucun doute été la chanson Marie stone, pilotée par ses guitaristes, Steve Hill et Stéphane Dufour, de mains de maître.

Justement, cette chanson nous a donné des moments savoureux, plus précisément pendant le solo magistral des deux guitaristes rehaussé en goût par des effets de pyrotechnies, les spectateurs déliraient complètement. Tout près de nous, un garçon dansait intensément à l’intérieur d’un large périmètre rond fait d’hommes et de femmes… En fait, lorsqu’il est tombé « cul par-dessus tête » sur un enfant, on s’est aperçu que le gars ne dansait pas, mais qu’il tentait constamment de trouver son équilibre dans cette gravité qui lui donnait tant de mal. Il était pris dans le flou total de l’alcool et c’était sur son fils qu’il venait de s’effondrer. Pas chic.

Je ne sais pas si je suis vieux jeu, mais ce n’était vraiment pas un endroit pour les enfants hier… Quelques scènes très vulgaires se sont dessinées devant nos yeux, je vous passerai les détails, mais certains couples ont oublié qu’ils étaient en public, surtout durant l’interprétation de Tendre Fesse.  

Cependant, ce sont de bons souvenirs que je garde de cette soirée. Premièrement, je me suis bien bidonné. Deuxièmement, Éric Lapointe est un vrai gars de scène, il la possède et s’en sert fort bien. Aussi, c’est un vrai gars de chum, il laisse beaucoup de place à ses amis, justement, on a eu la chance de voir sur scène les Pagliaro, Jonas et son frère qui nous ont offert beaucoup d’émotions.

Mais encore, la scène était remplie d’excellents musiciens en plein contrôle de leurs outils et qui ont tous eu droit à leur petit moment solo. On ne sait pas si c’était pour permettre à l’artiste de se changer, car il a modifié constamment son style (minimum trois fois), ou si c’était pour lui laisser le temps de fumer une cigarette parce qu’il fume passablement beaucoup en chantant (je ne comprends pas comment il fait pour avoir encore de la voix comme ça), reste que Lapointe c’est un « vrai ». Il nous a donné un spectacle axé sur les décibels, un peu trop long, mais généreux et puissant.  
 

Nico.

Publié par Nicolas Lachance  jeudi 14 juillet 2011
Commentaires
sebastien 28 septembre 2011
tes le meilleur chanteur vraiment

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