Le blogue du Festival
Jour 8: The Spleen
Vendredi 17 juillet 2009
Journaliste et blogueuse pour Le Culture Club*,Au menu, des confidences et des photos exclusives des artistes qui feront vibrer la ville de Québec!
The Spleen
Dur, dur de compétitionner avec Kiss? Pas tant que ça. Du moins, quand on s’appelle Metric et qu’on a tous les jeunes gens branchouillards à nos pieds. Rencontre avec The Spleen, le groupe qui a eu le mandat de réchauffer la salle juste avant Emily Haines et sa bande.
Trois heures avant l’ouverture des portes de l’Impérial, une centaine de personnes attendent en rang sur le bord du trottoir. Pas de doute, ce sera une grosse soirée.
À l’intérieur, The Spleen débute tout juste les tests de son. Mais déjà, on sent que ce sera un spectacle quasi historique pour la formation de Portneuf.
Sans vouloir dire que ce sera un moment crucial pour leur carrière musicale, Julien Martel et Francis Frenette avouent : « C’est un grand moment. C’est trippant et on est très fébriles ».
Fébriles, certes, mais pas stressés. « Je n’aime pas me dire que c’est un moment crucial ce soir. Parmi les gens qui vont être là ce soir, c’est sûr qui en a qui vont nous découvrir. Mais ce que j’aime, c’est qui en a qui vont nous découvrir live. Ce soir justement, j’espère aller chercher beaucoup de monde avec la prestation live. », a fait savoir Francis, chanteur de la formation, en évoquant le fait que certains groupes ne sont pas à la hauteur de leur disque lorsqu’ils performent en concert.
En fait, pour The Spleen, il n’y a pas trop de différence entre le live et le disque. Et c’est grandement attribuable à la voix puissante et incroyablement juste de Francis. Sauf que ça, il est bien trop humble pour l’avouer.
Selon plusieurs, c’est justement ce qui fait le charme de The Spleen. Dans un monde où les voix sur CD sont à peu près toutes modifiées par ordinateur, ça fait du bien de voir que certains y échappent à l’auto-tune et aux autres technologies du même genre.
Et pas besoin de vous dire que ce « véritable talent vocal» joue en leur faveur. Du moins, à en croire leur noyau de fans qui se cesse de grossir...
« Avant, c’était juste le monde de Québec qui nous suivait. Maintenant, il y a aussi des Montréalais qui commencent à le faire. Et on les reconnaît, ils sont toujours là! », ont dit Francis et Julien en m’avouant que parfois, ça les rend même un peu mal à l’aise qu’on se déplace d’aussi loin rien que pour les voir.
En tout cas, le moins qu’on puisse dire c’est que The Spleen a vraiment le vent dans les voiles par les temps qui courent. Avec un album en préparation qu’ils jugent déjà plus mature, on n’a certainement pas fini d’entendre parler d’eux.
Catherine Genest
Catherine Genest


